Témoignage ...

 

 

A la naissance, on monte dans le train et on rencontre nos Parents.

0n croit qu'ils voyageront toujours avec nous.

Pourtant. à une station, nos Parents descendront du train, nous laissant seuls continuer le voyage.

Au fur et à mesure que le temps  passe, d autres personnes montent dans le train.

Et elles seront importantes, notre fratrie, nos amis. nos enfants. même l'amour  de notre vie.

Beaucoup démissionneront (même éventuellement l'amour de notre vie). et laisseront un vide plus ou molns grand.

D'autres seront si discrets qu on ne réalisera pas qu'ils ont quitté leur slège.

Ce voyage en train sera plein de joies, de peines, d'attentes, de bonjours. 

d'au-revoirs et d'adieux.

Le succès est d’avoir de bonnes relations avec tous les passagers pourvu qu on donne le meilleur de nous-mêmes

0n ne salt pas à quelle statlon nous descendrons, donc vlvons heureux. aimons et pardonnons.

ll est lmportant de le faire car. lorsque nous descendrons du train, nous ne devrons laisser que de beaux souvenirs à ceux qui continueront leur voyage.

Soyons heureux avec ce que nous avons et remercions le ciel de ce voyage fantastique.

Aussi, merci d'être un des passagers de mon train.

Et si je dois descendre à la prochaine station, je suis  content d'avoir fat un bout de chemin avec vous.

Je veux dire à chaque personne qui lira ce texte que je vous remercie d'être dans ma vie et de voyager dans mon train.

 

Jean d'Ormesson.

 

Le Sourire.

 

Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup.

Il enrichit ceux qui le perçoivent

Sans appauvrir ceux qui le donnent.

Il ne dure qu'un instant.

Mais son souvenir est parfois étemel.

Personne n'est assez riche pour s'en passer.

Personne n'est assez pauvre pour ne pas le mériter.

Il crée le bonheur au foyer.

ll est le signe sensible de I'amitié.

Un sourire donne du repos à l'être fatigué,

Rend du courage aux plus découragés.

Il ne peut ni s'acheter, ni se prêter, ni se voler^

Car c'est une chose qui n'a de valeur

Qu'à partir du moment où il se donne.

Et si quelquefois vous rencontrez une personne

Qui ne sait plus avoir le sourire.

Soyez généreux : donnez-lui le vôtre,

Car nul n'a autant besoin d'un sourire

Que celui qui ne peut en donner aux autres.

 

 

Le Signe de Croix DE PÈRE JEAN DEBRUYNNE

 

« Au nom du Père, la main sur le front, je voudrais écrire Dieu sur

tous mes rêves. Je voudrais marquer Dieu sur toutes mes idées. Je

voudrais que la main de Dieu soit sur toutes mes pensées. Au nom

du Fils, la main sur le cæur, je voudrais « dire » Dieu. Je voudrais

chanter Dieu avec tous les mots de mon amour.

Je voudrais planter Dieu dans tous les jardins de

ma tendresse. Au nom du Saint Esprit, la main

qui fait la traversée et le voyage depuis l'épaule

jusqu'à l'autre épaule, je voudrais écrire Dieu sur

tout moi-même. Je voudrais m'habiller de Dieu

de haut en bas et d'une épaule à l'autre. Je

voudrais que le grand vent de l'esprit souffle d'une épaule à

l'autre, d'un bout du monde à l'autre jusqu'aux extrémités de la

 

terre. Amen. >>

Père Jean Debruynne (1925-2006)

 

 

 

Quand on veut bâtir une maison, il est indispensable d’établir des plans qui traduisent notre projet et de bien connaître les lois qui régissent toute construction : lois de la pesanteur, de la résistance des matériaux, etc., sans quoi la maison ne tiendra pas.
Pour reconstruire en nous le sanctuaire que nous sommes, à la fois chacun et comme humanité, il y a des lois à observer. Les lois que Dieu nous donne n’ont pas pour but de tester notre obéissance, mais de faire tenir debout notre maison. Il ne s’agit pas tant d’obéir que d’accomplir. De faire aussi que notre maison personnelle puisse être la sienne : une demeure de Dieu parmi les hommes. De sorte que, petit à petit, l’humanité tout entière devienne une maison que Dieu habite.
Notre humanité en est bien loin. Ne m’arrive-t-il pas à moi aussi de contribuer à sa destruction au lieu de chercher à en relever les ruines ?
Mais le Christ, lui, ne se décourage pas : « Détruisez ce sanctuaire, je le relèverai ! »* Le Christ est venu « accomplir » la Loi. Cette Loi qui permet de construire notre vie et même façonner notre planète comme une maison où nous soyons heureux de vivre ensemble avec lui. La maison du bon Dieu ! Le Christ, lui, a bâti sa propre vie, son être, selon toutes les règles de l’art – de l’art de Dieu. Il est désormais la « pierre angulaire » : laissons-le-nous relever sur le fondement de cette pierre. Afin que « toute construction s’ajuste et s’élève pour former un temple saint dans le Seigneur »**.

* Évangile selon saint Jean ch. 2, v. 19
**Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens ch. 2, v. 20-21
Méditation enregistrée dans les studios de Radio Notre-Dame Paris
Frère Gabriel NISSIM
Couvent de Saint Jacques à Paris